Le département de Kédougou a vécu une mobilisation autour de la protection des enfants en ligne, du 22 au 27 mars 2026. Sous l’impulsion du Ministère de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, à travers la Cellule d’Appui à la Protection de l’Enfance (CAPE), une vaste campagne de sensibilisation a été menée dans 10 (dix) établissements scolaires à Kédougou, avec l’appui de l’UNICEF via son programme Safe Online.
« Face à l’importance croissante du numérique dans le quotidien des enfants et aux risques qui l’accompagnent, cette campagne visait à renforcer les connaissances et les réflexes d’auto protection des élèves et des communautés. En deux jours d’activités pédagogiques intenses dans les écoles, 50 élèves leaders de chaque établissement ont été formés dans dix collèges répartis entre Kédougou Commune, Tomboronkoto, Bandafassi, Ibel et Ninefecha. Ces jeunes ambassadeurs ont pour mission, de relayer les messages à leurs pairs, selon un modèle d’effet multiplicateur dont l’impact est estimé à près de 5 000 élèves sensibilisés », précise-t-on dans le communiqué de presse parvenu à notre rédaction.
D’après le document, les activités ont débuté par une visite de courtoisie au Préfet de Kédougou, Président du Comité Départemental de Protection de l’Enfance (CDPE) et ont permis de consolider la coordination entre la CAPE, le CDPE, les autorités éducatives et les cellules genre des établissements.

Le Préfet a salué l’initiative, soulignant « la nécessité d’un engagement collectif face aux défis numériques » et appelant à renforcer la vigilance parentale et communautaire.
Dans la même dynamique, l’équipe de la CAPE a été reçue par l’Inspection de l’Éducation et de la Formation de Kédougou, qui a loué la pertinence de la démarche et facilité l’accès aux établissements ciblés.
« Dans les établissements visités, les équipes de la CAPE ont animé des séances dynamiques centrées sur : Les avantages du numérique ; les bonnes pratiques de navigation en ligne ;les dangers liés aux contenus violents ou inappropriés ;la prévention du cyberharcèlement et de l’exploitation sexuelle ; les mécanismes de signalement comme Allo 116, boleko.sn, les services de la Commission des Données à caractère Personnel (CDP) et de la police », renseigne le document.
Et le document de poursuivre : « Les apprentissages se sont déroulés dans une atmosphère participative : questions-réponses, mises en situation, débats et échanges libres ont permis aux élèves de partager leurs expériences et leurs préoccupations face au numérique. Une caravane de sensibilisation a traversé les grandes artères de Kédougou le 26 mars,
accompagnée d’animations, de diffusions de messages en langues locales et de distribution de supports pédagogiques, ayant permis de toucher un public varié (enfants, jeunes, parents, commerçants, leaders communautaires et passants) ».
Le Préfet a accueilli la caravane et a réitéré son appel à la prudence et invité les enfants « à ne jamais rester seuls face aux situations de danger en ligne ».
Toujours d’après le communiqué, pour assurer la pérennité de la sensibilisation, la CAPE a remis aux écoles des kits composés de flyers, affiches, tee-shirts, fiches de restitution et outils logistiques. Les élèves leaders se sont engagés à mener des séances de démultiplication dans leurs classes, leurs clubs, leurs quartiers et leur famille.
La source souligne qu’un dispositif de suivi-évaluation a été mis en place dans chaque établissement qui dispose d’un mois pour transmettre les données de restitution afin de consolider l’impact de l’opération.
D’après le document, au terme de cette semaine d’activités, les résultats sont significatifs : 50 élèves leaders formés ; 10 établissements accompagnés ; Environ 5 500 élèves sensibilisés par effet multiplicateur ; Une forte implication des autorités administratives, éducatives et communautaires.
« Cette initiative à Kédougou représente un pas important vers une meilleure protection des enfants dans l’espace numérique. Elle répond à la volonté nationale de prévenir les risques en ligne, de promouvoir un usage responsable d’Internet et d’offrir aux enfants des outils d’auto protection et signalement des situations de danger », conclut le document.