La Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Dakar (CCIAD) a organisé le mardi 19 février 2026 un Grand Débat Economique (GDE) sur le thème : « Contenu local au Sénégal : les opportunités pour les entreprises sénégalaises ». Ainsi pour mieux profiter de ce Contenu local, nos entreprises sont invitées à répondre aux normes et standards édictés.

M. Abdoulaye Faye, représentant ministère de l’industrie et directeur général de l’ADEPME, affirme : « Le contenu local, c’est aujourd’hui aussi pour nos entreprises de participer activement au développement économique, mais également d’intégrer les chaînes de production, les chaînes de valeur, de services, mais également de développer beaucoup de partenariats avec les acteurs internationaux. Nous avons beaucoup d’opportunités qui concernent beaucoup de secteurs, que ce soit le BTP, que ce soit la maintenance, que ce soit le numérique, les services, mais il est important de se dire qu’aujourd’hui, sans qualité, sans des entreprises fortes, sans des entreprises préparées, il sera très difficile aujourd’hui de s’insérer dans ce marché, mais également d’avoir des opportunités ».

M. Faye poursuit : « Pour accéder à ces marchés, comme vous l’avez dit, nos entreprises doivent être capables, capables de répondre aux standards, mais également en matière de tout ce qui est aujourd’hui performance. C’est dans ce cadre aujourd’hui que nous devons relever plusieurs défis, plusieurs défis par rapport à la certification, aux standards, aux financements, mais également à la structuration de ces entreprises pour qu’elles soient à des niveaux de performance qui leur permettent de pouvoir compéter dans un environnement de concurrence très forte, où nous pouvons trouver des entreprises qui viennent de l’international, qui peuvent compéter également. Mais également, aujourd’hui, à travers aujourd’hui la compétitivité des contrats qui peuvent être mis en place ».

Il rajoute : « Nous savons aujourd’hui qu’il faut d’abord que les entreprises investissent dans le renforcement de leurs capacités pour être prêtes, la formation, la qualité, l’organisation. Ensuite, ces entreprises doivent adopter une logique de spécialisation par rapport aux métiers qui sont demandés. Il ne s’agit pas de tout faire, mais bien faire dans des niches où elles peuvent être performantes. Il est également crucial de favoriser des partenariats entre pays homologues, mais aussi avec des entreprises internationales afin de faciliter le transfert de compétences et l’accès aux marchés. La digitalisation et l’innovation également doivent être au cœur des stratégies de ces entreprises. Créer un environnement favorable, assurer la transparence, accompagner les entreprises. Et c’est aussi à une mise en œuvre effective du contenu local sous les conditions indispensables ».

Il conclut : « Il faudrait que ces entreprises puissent aujourd’hui offrir des services de qualité. Et ces services de qualité doivent être offerts à travers aujourd’hui la maîtrise de certains métiers qui sont demandés. Mesdames et messieurs, le contenu local représente une opportunité historique pour notre pays. Mais cette opportunité ne prendra tout son sens que si elle s’accompagne d’un véritable effort de montée en compétitivité de nos entreprises ».

Quant à M. Gora Lô, représentant du ministère de l’énergie et du pétrole, il avance : « Le contenu local est l’ensemble des initiatives qui sont prises pour favoriser la participation des investisseurs sénégalais, c’est quelque chose qui est organisé. C’est un ensemble d’obligations auxquelles l’ensemble des acteurs sont assujettis et dont il faut répondre pour permettre à ces acteurs de pouvoir mieux maîtriser la chaîne de valeur sur les territoires. C’est la mission du secrétariat technique depuis qu’il a été mis en place en 2020, et les résultats sont là, ils sont clairs. Il y a pas mal de sénégalais qui participent dans ce secteur minier, et depuis 2022, on a constaté quand même un grand nombre de jeunes spécialistes sénégalais qui sont appelés à participer dans ce secteur minier. Et cela dû pour la question technique, pour parler d’opportunités. Et la première opportunité, c’est de créer des cadres légaux et institutionnels. C’est ce que l’État du Sénégal a fait en créant d’abord un cadre légal et institutionnel légal pour organiser ».

M. Abdoulaye Sow, président de la CCIAD estime qu’à l’aune des profondes mutations qui redessinent l’économie mondiale, le Sénégal s’est engagé dans une dynamique de transformation structurelle fondée sur la valorisation de ses ressources endogènes. Et dans cette perspective, la promotion du contenu local s’impose comme un instrument stratégique de souveraineté économique.

Il conclut : « Les secteurs du pétrole, du gaz, des mines, des infrastructures et de l’énergie constituent, à cet égard, un gisement inédit d’opportunités pour le secteur privé national, offrant des perspectives en matière de sous-traitance, de fourniture de biens et services, de transfert de compétences, de création d’emplois et de développement du savoir-faire local. Cependant, ces opportunités demeurent encore imparfaitement exploitées par une partie significative de nos entreprises, en raison notamment d’un déficit d’appropriation des cadres normatifs, des exigences de conformité et des standards internationaux d’accès aux marchés ».

M. Abdoulaye Ly, directeur exécutif de Club des Investisseurs, souligne : « Le caractère informel est facteur de blocage dans la construction de partenariats pour le politique. L’autre aspect, c’est l’aspect général au Sénégal, c’est le capital humain ».

M. Ousmane Sy Ndiaye, secrétaire exécutif de l’UNACOIS, souligne : « Le contenu local n’est rien pour un marché aménagé, un marché particulier, pétrole, gaz, énergétique. Il est aménagé pour nos entreprises. Comment faire en sorte qu’il y ait un maximum de sénégalais qui puissent tirer de l’argent dans le pétrole, le gaz, l’énergie ? ».