AstraZeneca, en partenariat avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) et PATH, a procédé ce jeudi 18 décembre 2025 au lancement du programme élargi Healthy Heart Africa (HHA) au Sénégal. Avec son extension au Sénégal en 2021, le programme poursuit son action visant à renforcer les systèmes de santé, en améliorant le dépistage et le traitement précoces de l’hypertension artérielle et à promouvoir l’équité en matière de santé. Selon des données régionales récentes, la prévalence de la MRC en Afrique subsaharienne atteint 15,8 %. Au Sénégal, le fardeau des principaux facteurs de risque est considérable, l’hypertension artérielle touchant 24,5 % des adultes et le diabète 4,2 %.
Lancé au Kenya en 2014 et désormais mis en œuvre dans neuf pays africains, Healthy Heart Africa a permis de réaliser plus de 77 millions de dépistages de l’hypertension artérielle, de former plus de 11 890 prestataires de soins de santé et de mobiliser 1 600 établissements de santé pour fournir des services intégrés de prise en charge de l’hypertension et des MNT.

Le communiqué de presse , précise : « Grâce aux résultats satisfaisants obtenus durant les phases précédentes de HHA, et les défis rencontrés dans la prise en charge, cette initiative intègre désormais la prévention, le dépistage, le diagnostic et la prise en charge de la maladie rénale chronique (MRC) dans les services de soins de santé primaires dans le district de Guédiawaye ».
Le document précise que la MRC, souvent associée à une hypertension artérielle et à un diabète, non contrôlés, restent un problème de santé publique majeur sur tout le continent. Un dépistage précoce, un suivi régulier et une prise en charge efficace sont essentiels pour prévenir les complications telles que l’insuffisance rénale et la mortalité prématurée.
Et le document de préciser : « Selon des données régionales récentes, la prévalence de la MRC en Afrique subsaharienne atteint 15,8 %. Au Sénégal, le fardeau des principaux facteurs de risque est considérable, l’hypertension artérielle touchant 24,5 % des adultes et le diabète 4,2 %. L’enquête STEPS réalisée en 2024 par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a fait état d’une prévalence globale de la MRC de 4,3 % dans le pays ».
Selon Mme Adelaïde Ehouman, directrice nationale pour l’Afrique francophone chez Astrazeneca, l’extension du programme Healthy Heart Africa au Sénégal traduit les enseignements tirés des patients, des familles et des professionnels de santé : les soins doivent être connectés, intégrés et proches du domicile. En intégrant les maladies rénales chroniques, le dépistage précoce est renforcé et les habitants de Guédiawaye bénéficient d’un soutien coordonné en temps opportun. Ce modèle de partenariat contribue à mettre en place un système de soins de santé primaires plus résilient, qui répond véritablement aux besoins de la communauté.
Le responsable principal du programme sur les maladies non transmissibles chez PATH Sénégal, a ajouté que PATH est fier de collaborer à la prochaine phase de Healthy Heart Africa. En effet, ce programme élargi permettra de renforcer les capacités locales en fournissant aux équipes de district, aux agents de santé communautaire et au personnel hospitalier des outils, des formations et des approches intégrées qui favorisent le dépistage précoce et les soins à long terme de l’hypertension et des maladies rénales. Il s’agit d’une avancée majeure pour la prévention et la prise en charge des MNT au Sénégal.
M. Sékou Vieux Diatta, adjoint au Préfet de Guédiawaye, affirme :« Les maladies non transmissibles ou maladies chroniques sont les premières causes de mortalité mondiale, 114% des décès, incluant principalement les maladies cardiovasculaires des AVC, insuffisance rénale, cancer diabète, infection respiratoire. Ces maladies résultent des facteurs génétiques, physiologiques, environnementaux et comportementaux. On peut citer le tabac, l’alcool, la sédentarité et la mauvaise alimentation. Depuis le 16 novembre 2022, l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS, a identifié quatre groupes de maladies non transmissibles majeures ».

Et M. Diatta de rajouter : « Nous avons le cancer, les maladies cardiovasculaires, hypertension, hypothyroïdie, les pneumatiques chroniques et le diabète. Ces maladies non transmissibles représentent une charge de plus et plus lourde au niveau mondial de par leurs conséquences sanitaires, économiques et psychosociales. Afin de lutter contre ces maladies et de faire face aux conséquences humanitaires désastreuses, et conformément aux recommandations de l’Assemblée mondiale de la santé en 2011, le Sénégal est résolument engagé dans la lutte contre les MMT ».
Dr. Ndiaye Faly Diop, Médecin Chef de district de Guédiawaye, souligne : «Nous sommes réunis ici dans le cadre du lancement de la deuxième phase du projet HHA. La première phase, c’était dans le cadre de la route contre l’hypertension artérielle. Mais on a vu que les complications de ces maladies chroniques aboutissent souvent à la maladie rénale chronique. C’est pourquoi on s’est dit qu’à la deuxième phase, il faudra qu’on fasse l’extension vers les maladies rénale chroniques. On va intégrer aussi la prise en charge aussi du diabète ».
Selon Dr. Ndiaye Faly Diop, les maladies non transmissibles et le facteur de risque de construire un véritable problème de santé publique.
Il poursuit : « C’est la première cause de mortalité dans le monde avec 74 % de décès qui sont survenus en 2022 selon l’OMS. 96 % de décès prématurés qui surviennent dans les pays à faible revenu. Si on dit à faible revenu, ce sont les pays sous-développés ou en voie de développement. Ici, on a les maladies non transmissibles et le facteur de risque ».
Dr. Ndiaye Faly Diop renchérit : « En ce qui concerne le Sénégal : 2019 selon l’OMS pour le Sénégal, on a vu que la morbidité proportionnelle pour ces maladies chroniques, on a 22% pour les maladies cardiovasculaires, 10% pour le cancer et le total de proportion de maladies non transmissibles était de 53%. 2019, la population du Sénégal était estimée à 16 millions d’habitants. On avait 53% de décès qui étaient causés par les maladies non transmissibles. En ce qui concerne le total des décès causés par les maladies transmissibles au Sénégal, on avait estimé à 47.444 décès. Donc la probabilité de mortalité prématurée causée par une maladie non transmissible était de 22%. C’est beaucoup ».
Il conclut : « Les résultats de la prévalence des facteurs de risque des maladies non transmissibles en 2024, on peut dire que c’est une population de 28 à 69 ans. Donc on a la sédentarité qui représente 86%, le diabète qui représente une proportion, une prévalence de 4,2% au niveau de la population de 2 à 69 ans. Et on a l’hypertension artérielle qui représente 28,9%. On a l’obésité qui constitue aussi un facteur de risque pour un pourcentage de 10%. On a le tabagisme aussi qui représente 8% ».