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Le gouvernement a dévoilé sa stratégie pour le règlement de ses dettes. Pour la dette bancaire locale, il s’appuiera sur la Gestion active de la dette (GAT), tandis que pour la dette extérieure, il compte sur les Garanties partielles de crédits (GPC), a indiqué le ministre des Finances et du Budget. Le Sénégal prévoit ainsi de s’attaquer à ses dettes locales et extérieures. Concernant la dette bancaire locale, Cheikh Diba souligne que le pays dispose d’instruments comme la Gestion active de la dette (GAT), qui lui a permis de réaliser un travail important jusqu’à présent. Pour ce qui est de la dette extérieure, qui représente 119 % du PIB, le gouvernement envisage un refinancement grâce à la stratégie des Garanties partielles de crédits (GPC), a précisé Cheikh Diba. Le ministre s’exprimait hier à l’Assemblée nationale lors du vote du budget du ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines. Il a précisé que cette stratégie serait mise en œuvre en collaboration avec quatre institutions reconnues pour leur solidité et leur notation « Investment grade ». Selon le site iadb.org, les GPC consistent à fournir un rehaussement de crédit pour les prêts, obligations ou autres instruments de dette, en couvrant divers risques susceptibles d’entraîner un défaut de paiement. Ces garanties améliorent le crédit pour tout ou partie du financement fourni par des bailleurs privés, en prenant en charge le remboursement des prêts, obligations ou autres instruments financiers. Elles peuvent être conçues pour couvrir toutes les catégories de risques pouvant provoquer un défaut de paiement. L’agence de presse Reuters, citant Bank of America Global Research, estime que la perspective d’une restructuration de la dette extérieure du Sénégal devient « de plus en plus probable » au second semestre 2026. « Nous anticipons qu’un moratoire sur la dette extérieure et l’ouverture de négociations pour une restructuration deviennent de plus en plus plausibles à l’horizon du second semestre 2026 », précise la banque. Reuters rapporte également que, selon les estimations de Bank of America, le Sénégal aurait contracté cette année entre 750 millions et 1 milliard de dollars de « total return swaps », garantis par une collatéralisation de 1,3 à 1,5 fois en dette domestique. Ces instruments incluent souvent des clauses de déclenchement pouvant forcer le remboursement, par exemple en cas de dégradation de la note de crédit du pays. Le déclenchement de ces « total return swaps » pourrait, selon Bank of America, exercer « une pression extrême et accélérer un scénario de restructuration ».